vendredi 12 mai 2017

NOCES ALCHIMIQUES DU CIEL ET DE L'EAU

Il y a le ciel, le soleil et la mer... Dans cette vidéo, Myriam Duquenne, photographe d'art, nous propose un voyage inoubliable et fantastique dans une féérie visuelle où la lumière célèbre le mariage alchymique de l'eau liquide et de l'air gazeux. Des formes fluides, éphémères et époustouflantes aux contours étrangement humains jaillissent vers le ciel dans un élan de joie et d'allégresse pour apporter une fois de plus la preuve que l'eau est bel et bien un substance vivante. Loin des équations stériles de la mécanique des fluides, pourtant officiellement responsables de cet étrange ballet qui se déroule entre ciel et eau, Myriam va chercher au cœur même du fluide le moment fugace où l'on peut contempler dans la forme turgescente d'un jet de Rayleigh des étreintes passionnées, des jeux insouciants, des personnages royaux ou mythologiques, des formes embryonnaires animales ou végétales, toutes défiant avec une grâce infinie et une élégance suprême les lois de la pesanteur. Que l'on ne s'y trompe pas, il aura fallu, comme pour toute recherche, qu'elle soit d'ordre artistique ou d'ordre scientifique, des milliers d'heures de travail acharné alternant des périodes d'exaltation intenses et de désespoir sans borne pour aboutir au résultat présenté ici. Contrairement au travail scientifique qui ne peut être lu et compris que par une poignée d'experts de la pensée, le langage employé par Myriam est accessible à toute âme humaine car il fait appel à l'inspiration, la poésie, la suggestion, l'intuition et l'amour de la vie dans ce qu'elle a de plus intime: le mouvement infini en courbes gracieuses où l'angle si cher à la pensée logique se trouve définitivement exclu et hors jeu. Donc redevenez pour quelques minutes, que vous soyez artiste ou scientifique, cet enfant que vous n'avez jamais cessé d'être, bercé par la voix envoûtante et la harpe mystique de Theresa Schroeder-Sheker, perdu quelque part dans le cosmos entre ciel et eau...

P.S. Pour ce grand évènement la HD s'impose...
Référence:  www.myriamduquenne.com


dimanche 19 février 2017

TOUT LE MAL QUE LA PUB FAIT AUX FEMMES

Bien que cette publicité date de Mars 2016 et que plusieurs d'entre nous ont compris la mauvaise influence que peut avoir tout forme de publicité sur notre quotidien et l'importance de filtrer les informations qui vient à nous par l'intermédiaire de toutes les formes de technologies existantes, il est important que je partage cet publicité afin de venir en aide à une génération en quête d'attention et de perfection plus que jamais. 
   
Je ne suis pas le genre de femme à brandir le drapeau du féminisme pur un oui ou un non, afin de faire valoir mes droits et qu'on me reconnaisse comme une femme et non un objet, je sais qui je suis et je n'ai pas à la crier haut et fort afin qu'on me reconnaisse comme un être de grande valeur.  Mais ici il n'est nullement question de moi, il est question d'une génération tout entière qui se laisse influencer et les jeunes filles d'aujourd'hui sont plus que jamais victimes, des publicités, médias sociaux, etc.

Il est grand tant que nos jeunes filles d'aujourd'hui se reconnaisse comme "Belle au Naturel" ... Et qu'elles sachent que le respect de soi est essentiel, et qu'elles n'ont nul besoin de se plier aux exigences et à la malhonnêteté de certains individus pour être aimées et appréciées. 

Malgré les mauvaises influences qu'apporte internet avec sa facilité de contact, nous avons la chance en tant que "Femmes Matures" d'avoir à notre porté beaucoup plus d'information et une facilités de communication et de partage, qu'autrefois. Internet est autant un système d'information accessible et positif qu'il peut être négatif, il en va de soi, mais, il n'en tient qu'à nous "Femmes Matures" de prendre le temps de partager notre expérience et nos connaissances afin d'en faire profiter nos jeunes filles.  Et si notre expérience n'a aucun impact, alors il reste encore et toujours "Internet" .

Bien évidemment sur ce site dédié au "Féminin Sacré" et à la femme dans toute sa splendeur, je m'adresse aux femmes, dans mon article ci-haut, mais je ne peux m'empêcher de mentionner que, je suis tout à fait consciente que "Les Papas" sont tout autant concerner pas le message que je tente de partager, car il s'agit ici de NOS filles, d'où l'importance de la photo ci-haut.  Alors "très chers papas" ne vous sentez ni exclus, ni offenser par  l'utilisation du "féminin" dans mon texte car vous êtes tout aussi important et influent sur NOS filles que les mamans 😉


Source: WOMEN NOT OBJECTS sur YouTube
      WOMEN NOT OBJECTS SiteWeb
         WOMEN NOT OBJECTS  Instagram

mercredi 10 août 2016

DE LA FEMME BLESSÉE À LA FEMME CONSCIENTE

« Osons exalter une culture du désir, chevaucher la passion et le feu du sexe, continuer d’éclore le cœur au-delà des blessures et s’ouvrir à l’infini de l’esprit. » Paule Salomon


Cela fait longtemps que je souhaite voir et entendre Paule Salomon. Exaucée et comblée, j’ai même eu le plaisir d’une interview que vous trouverez en fin d’article. Si on me demandait pourquoi cette grande philosophe m’inspire, je répondrais que son parcours, ses recherches sur la Femme, sa quête tantrique et toutes ces approches sont des offrandes à la vie, par conséquent à notre vie. Et puis, il y a ses ouvrages dans lesquels elle explore le couple sans jamais l’enfermer.


De sa voix au timbre ténu, elle nous a confié durant sa conférence des mots si bien choisis, si clairs… Et sans perdre le fil, elle nous a fait apparaître la Femme, dans toute sa beauté et dans toute sa puissance.

Je la revois debout sur cette scène à nous demander presque « pardon » pour cette posture de « sachant », de chef  en haut de la pyramide, alors qu’elle préfèrerait se trouver en cercle avec nous dans un mode coopératif et communiquant, la femme étant faite de cela.


Elle commence sa conférence ainsi : « Hommes et femmes, nous sommes incarnés dans des corps différents. Nous sommes à la quête d’une luminosité de l’Être et ce qui nous rend heureux, c’est d’être en notre centre, mais nous courons dans notre périphérie, nostalgiques du divin en nous. La femme aujourd’hui porte la trace des femmes du passé et n’a pas encore revivifié sa force intérieure. »

Alors pourquoi courons-nous dans notre périphérie ?
Parce que cette périphérie fait partie de notre chemin, sorte de spirale, que nous avons toutes à parcourir en une vie pour arriver jusqu’à nous, jusqu’à notre centre. Le passé se rejoue en nous, nous devons le revisiter et travailler nos blessures familiales et collectives « pour en faire des perles ».

Il y eut un temps où la Femme était vénérée.
Considérées comme des déesses, les femmes avaient le statut d’initiatrices, de prêtresses, de guérisseuses. Les déesses étaient sexuées et l’acte sexuel avait une dimension sacrée. Cette dimension s’est appauvrie, elle est devenue vide de sens dans le défoulement des tensions et l’acte de reproduction. Cette énergie si puissante a fait peur à l’Homme. Dieu, les prêtres, Adam l’immortel : c’est l’émergence des hommes et l’amoindrissement des femmes. Les maris s’approprient leurs femmes et leurs enfants mâles, Eve apporte la mort, la femme la « petite mort ». La guerre des sexes commence.

Les femmes se révoltent.

Elles se positionnent en victimes : « C’est la faute de l’autre ». Elles se plaignent de leurs geôliers et les aiment malgré tout. En amour, la femme est une fois dessus, une fois dessous…

En sororité.
Dans chaque parcours de vie, cette femme révoltée fait place à une femme plus éclairée, plus habitée. Une femme qui se donne du temps, qui grandit en conscience, qui parle avec les autres femmes et qui découvre la sororité. Ce sont tous ces cercles de femmes qui voient le jour, des femmes qui prient ou méditent ensemble. Elles ne sont ni victimes, ni bourreaux, elles se remettent en cause, c’est un retournement de conscience fondamentale.

L’engagement.
Alors, les femmes ne se renient plus, elles ont besoin de nouveaux modèles et n’hésitent plus à rencontrer un partenaire qui corresponde mieux à leurs valeurs et à leur conception de la vie. Elles se donnent le choix : ou elles stoppent leur évolution ou elles grandissent !

La femme androgyne.
Après avoir traversé son masculin intérieur, elle équilibre en elle les deux principes. L’androgyne marie l’actif et le réceptif, la force intérieure créatrice à la réalisation extérieure. Elle prend conscience de son être authentique, elle met en mouvement son énergie, cette énergie qui fortifie le corps. Elle se regarde penser, elle atténue ses chocs émotionnels, elle respire en conscience et choisit la voie de la paix.

La femme solaire.
Elle se redresse dans l’axe, terre-cœur-ciel. La femme solaire vit pleinement l’éveil sexuel, elle fait l’amour par envie, non par devoir. « Elle est la détentrice d’un pouvoir, d’une énergie d’accomplissement et elle en dispose en faveur de ceux qu’elle aime, son fils, son amant, son mari, elle est l’Arche d’Alliance entre la terre et le ciel. »

La femme sage.
Cette alliance entre terre et ciel mène à la voie du milieu, sans dualité, la voie tantrique qui conduit à la femme sage ou sage femme. Son corps est un temple de sagesse, sa conscience descend dans toutes les cellules qui s’accordent les unes aux autres. Elle est fière et douce, centrée et non centrée, le front haut, elle retrouve sa vérité, c’est une femme vivante, terriblement vivante…

A ces mots, un frémissement, une onde délicieuse m’a parcourue. A travers le chemin de la femme que Paule Salomon nous a conté, c’est le chemin de vie que toute femme parcourt dans son évolution personnelle. Paule finit ainsi : « Cette femme vivante donne à la vie une érotisation de chaque instant, elle confirme sa confiance, en s’entourant de la solidarité d’autres femmes. » C’est bien ce que nous avons exploré et, pour certaines, trouvé en nous réunissant au  4ème Symposium International de Biarritz dont le thème était Femmes sacrées, Femmes d’avenir. Symposium organisé par l’oeuvre Ithuria pour l’Enfance Handicapée.

Vous l’avez compris, la femme finit par se reconstruire de ses blessures. Ni soumise, ni révoltée, elle est en paix avec elle-même et avec l’homme. Et, si l’homme veut voir en elle une partenaire, si, ensemble, ils consentent à emprunter cette voie de l’unité, de la transcendance, au-delà du masculin et du féminin, ils pourront ensemble créer dans la confiance un monde de paix, condition d’un avenir possible.



Myriam Morisseau

Publié par La Presse Galactique le 6 Jan, 2016 
Source Rezozen
Interview Paule Salomon

HABITUDES SEXUELLES PAIENNE

LA SEXUALITÉ ANCIENNE ÉTAIT PLUS NATURELLE, SAINE ET LIBRE

D’aussi loin que les religions existent, elles cherchèrent en premier à expliquer le pourquoi de notre existence sur terre, à nous, puis au reste de la création. Elles cherchèrent à nous situer au sein de cette création, et une fois ceci fait, elles établirent des codes de société, supposés ceux voulus pour nous par des entités divines supérieures. Et elles assignèrent un rôle à chacun, selon le genre, la classe sociale, l’âge ou l’activité. Et surtout, toutes les religions s’interrogèrent longuement et en  détail sur deux aspects de l’existence, désormais bien connus du langage freudien : le sexe et la mort.

Le but de cet article n’est pas d’établir une histoire de la sexualité de l’époque pré-monothéiste (que ce soit par le  christianisme, le judaïsme ou l’islam), qui serait bien trop longue et n’aboutirait certainement pas à cette idée voulant que la sexualité païenne était plus libérée que la sexualité  chrétienne (il suffit de voir comment les Grecs, et en moindre mesure les Romains, traitaient leurs femmes). Par contre, il est très intéressant de se pencher sur l’idée finalement désormais bien commune voulant que la sexualité ancienne était plus naturelle, saine ou libre.

Ce thème parcourt les écrits et les discours, de la Wicca aux courants paganisants régionalistes et/ou nationalistes. Je me souviens avoir entendu parler de l’idée de «sexualité païenne» pour la première fois en 2003, étant étudiante, par un camarade païen plutôt identitaire. Il me mit un exemplaire de magazine païen identitaire entre les mains et me conseilla de lire l’article sur la sexualité païenne, me sous-entendant clairement que n’est païen que ceux qui adoptent une telle vision de la sexualité, et donc un tel mode de vivre cette sexualité. Et qu’ai-je trouvé dans cet article ? Rien de bien  mystérieux en soi : l’homme en pôle actif et la femme en pôle passif, comme le soleil et la lune, qui comprendraient leurs différences de genre pour mieux se compléter, qui seraient sexuellement très ouverts et actifs, sans tabou, mais où chacun reste bien à la place que Dame Nature lui aurait assigné. Non, pas d’écart de genre, s’il vous plait. Exit la timidité sexuelle, exit les complexes, les  craintes, les blocages.

Le païen, et surtout la païenne, sont des êtres humains libres qui forniquent quand ils veulent, avec qui ils veulent… oui mais en respectant quand même une certaine idée de mariage, de famille, de filiation. La tradition ancienne, ce serait pour eux la liberté sexuelle dans une famille bien traditionaliste.

D’autre part, la Wicca, avec à l’origine ses cérémonies nues (skyclad) et ses Grands Rites induisant une union sexuelle symbolique ou réelle entre la Grande prêtresse et le Grand Prêtre représentent sans équivoque une spiritualité où la sexualité est libre, librement et joyeusement vécue. La Charge de la Déesse, l’un des rares textes aujourd’hui lus et regardés comme une fondation de la Wicca et probablement écrit par Doreen Valiente, affirme : «vous serez nus lors de vos rites et vous danserez, chanterez, ferez la fête, jouerez de la musique et ferez l’amour, tout cela en mon honneur». Il est donc question de sexualité joyeuse, vécue avec insouciance dans la grâce de la Déesse et… à priori sans rapport avec un quelconque lien conjugal. C’est là le rappel des anciennes Bacchanales, ou plutôt des Bacchanales réinvesties par l’imagination populaire qui conçut et développa le thème des orgies sexuelles, pas toujours rituelles, pas toujours au nom de Bacchus-Dionysos.

Ceci étant dit, lorsque la théorie se confronte à la réalité, le constat est en un sens étonnant : les
païen(ne)s et sorcier(e)s d’aujourd’hui ne répondent pas, ou très peu à tous ces critères énoncés, et force est de reconnaître que la vie amoureuse des païens et sorcières reste finalement celle d’un ensemble de société, encore gangrénée par les tabous hérités du passé, également minée par une libération sexuelle qui a rendu la sexualité banale, qui a fait de la femme un objet de désir stigmatisé si jamais elle n’est pas suffisamment ouverte à la sexualité, ou si elle l’est trop, qui a forcé l’homme à jouer de performance, qui pointe du doigt les failles de ses capacités sexuelles, qui étale au grand jour une sexualité masculine qui se devrait toute puissante. Et finalement, la sexualité païenne se révèle être un mythe plus qu’une réalité, au regard de toutes ces femmes sorcières ou païennes qui se reconnaissent complexées face à leur corps, qui continuent de souffrir de mal-être, de peur de l’Autre, au regard de ces hommes qui doivent se situer par rapport aux attentes de la société, à leurs désirs et ceux de compagnes ou de partenaires. Une sexualité païenne qui se calque sur les coutumes de notre société, en instituant des handfasting où on ne fait que changer le terme de Dieu, pour Déesse ou Déesse et Dieu, où on bénit des alliances et où on se promet, selon des formules si proches des formules laïques ou chrétiennes, de s’aimer, d’être fidèles l’un à l’autre et de s’entraider au quotidien. Parfois pour toujours, mais très rarement en laissant clairement entendre que ce mariage pourrait avoir une date d’expiration. Le handfasting initial était pourtant connu pour lier une personne pour un an et un jour, une sorte de contrat renouvelable. Un mariage très moderne finalement, mais d’une forme finalement peu utilisée. Il est vrai que certains courants prévoient aussi des rituels de séparation, tout comme il y avait déjà des divorces dans l’Antiquité. Il est intéressant toutefois de noter l’évolution notable des handfasting homosexuels, qui marquent au moins une avancée dans la liberté sexuelle païenne.

Finalement, tout ceci pour en venir à un fait manifeste ; celui que la sexualité païenne n’existe pas, bien qu’il existe des rites amoureux et sexuels. Il y a donc différence entre un rite ponctuel pratiqué par païens et sorciers, et un mode de vie qui s’accorde vraisemblablement à un ensemble sans lien direct avec une quelconque spiritualité ou religion, une sexualité dite contemporaine. La seule  volonté de chercher une sexualité païenne crée le danger de tomber, une fois de plus, dans des archétypes. Si la Vierge et la Prostituée sont dépassées, des figures nouvelles de sexualité ne doivent pas les remplacer pour enfermer de nouveau les personnes dans des rôles stéréotypés, avec de nouvelles formes de normalités et d’anormalités. Aussi, sacraliser la sexualité, aussi librement que chacun se sent prêt, apparaît positif, tandis que chercher à créer une nouvelle conception de la sexualité risquerait d’entrainer de nouvelles pressions, de nouvelles obligations, de nouveaux interdits. Il n’est pas rare de voir d’ailleurs des personnes, hommes ou femmes, utiliser le prétexte de la sexualité dite libre dans le paganisme et la sorcellerie pour abuser de personnes en faisant passer certains actes pour des nécessités rituelles. Faire passer la perversion pour du sacré, honnissant comme le dernier des bigots celui ou celle qui oserait ne pas vouloir s’y plier.

Tout un article qui n’apporte peut être pas tant, si ce n’est de parler ouvertement d’un des aspects les plus présents du paganisme, tel que l’est le sexe. Réfléchir sur sa place dans l’imaginaire, dans la pensée et la réalité des païens et sorciers modernes. Accepter d’y mettre pleinement les mains là où tout est souvent dit par des phrases toutes faites, des acceptations générales et si lointaines de nos vies réelles, tout comme les chrétiens utilisent le Credo pour soutenir et affermir leur propre foi par la répétition de cette prière.

La sexualité ne devient véritablement sacrée que lorsqu’on arrive à avoir de l’estime pour soi-même, à s’aimer de corps et d’esprit. Que lorsque nous avons réussi, parfois après avoir longuement travaillé sur nous-même, à vouloir aller vers l’autre sans préjugé, sans attente excessive, en parfait amour et en parfaite confiance. C’est tout un programme, un long et difficile programme. C’est aussi peut-être lorsque nous parvenons à ne plus associer forcément fidélité à amour, à sexualité, ou aussi peut- être lorsque l’amour est tel que la sexualité s’en trouve transcendée et que tout autre comportement que la fidélité serait ressenti comme sacrilège à cette sexualité sacrée. La sexualité sacrée n’a jamais été morale, mais elle n’a jamais été vécue non plus comme immorale. Elle est avant tout cet instinct qui naît et sort de nos tripes, cet instinct sauvage et intuitif qui pousse vers l’Autre, quel qu’il ou elle soit. Il est ce désir d’union avec l’Autre et à travers lui, l’univers. Il est aussi absence de désir, et est vécu autrement. Il est ce qui ne pourra jamais avoir de dogme, ce qui ne pourra jamais être défini. Il est ce qui continuera à faire parler encore et encore.

Source Magazine Wiccan
Publié par La Presse Galactique le 28 Jan, 2015
Référence: Channel Conscience

lundi 11 avril 2016

LA FEMME MAGIQUE



"Tout le monde possède des aptitudes magiques et, pour la femme plus jeune, il importe avant tout de demeurer très à l'écoute de son cycle menstruel.

A mesure qu'elle apprendra à être en harmonie avec les cycles de la Lune et comprendra comment ils sont liés à son propre flux, elle se mettra à éprouver de grandes affinités avec cet astre et s'ouvrira à un changement qui donnera libre cours à ses talents dans la sphère pratique et la sphère ésotérique.
Cela éveillera en elle une merveilleuse confiance, caractéristique des plus grandioses manifestations d'énergie féminine."

Doreen Virtue.

LA FEMME GUERRIÈRE



"Une femme guerrière ne recherche pas l'adversité ; elle s'en sert pour devenir plus forte. Lorsque, enfant, je traversais des moments vraiment difficiles, ma grand-mère me soufflait à l'oreille : "Les racines de l'arbre s'enfoncent plus profondément lorsque le vent est fort. Les vents de ta vie sont violents en ce moment, mais tu en seras d'autant plus vigoureuse dans l'avenir. Tu auras des bases solides qui te soutiendront toute ta vie." Je n'ai jamais oublié ces mots. Ils résonnent dans mon âme lorsque je vis des moments pénibles. Une femme guerrière sait que les temps difficiles façonnent son âme et permettent à ses racines spirituelles de croître en profondeur."
~ Denise Linn

Ref: https://www.facebook.com/Déesse-en-Soi-1619270778289191

mercredi 9 mars 2016

JOUER À LA GRANDE PRÊTRESSE


Lorsque l’on s’engage sur une Voie particulière, seul l’enthousiasme nous guide, ou presque. Tout un monde nouveau se dévoile à nous, tout empli de promesses d’un avenir si ce n’est meilleur, tout du moins plus intéressant, plus palpitant, propre à nous épanouir. Dans la Wicca comme dans d’autres voies ésotériques, spirituelles ou païennes, il y a la perspective de l’initiation. Aujourd’hui encore et déjà hier, dans les antiques cultes à mystères, on appréhende et espère cette étape décisive marquant à la fois une finalité et un renouveau, nous changeant en une personne nouvelle, meilleure, autrement dit en termes modernes «upgradée». Si certain(e)s ont pour motivation principale l’évolution spirituelle, d’autres s’engagent dans de telles voies afin de chercher un peu plus de reconnaissance vis-à-vis des autres, mais aussi vis-à-vis d’eux-mêmes. En cela, les degrés initiatiques les aident. Il leur confère une place reconnue dans une hiérarchie où, tôt ou tard, il sont certains d’arriver eux aussi au sommet. Récemment encore, une prêtresse dirigeant un Lyceum du Fellowship of Isis s’étonnait de ce que dans le pays où elle s’est établie, elle n’avait jamais rencontré personne souhaitant apprendre et évoluer dans la relation avec la Déesse en premier lieu. Non, ces personnes venaient à elle en lui demandant «comment faire et ce que coûterait une formation pour devenir prêtre(sse)».

Être prêtre(sse) avant de songer à la relation d’intimité avec la Déesse, avant la quête du savoir, du sacré, de la grande aventure spirituelle ? Il en va de même sûrement un peu partout, et pas uniquement dans son pays. Ce n’est éventuellement qu’à moitié condamnable, car pouvant représenter une étape nécessaire dans la guérison intérieure de sa psyché et de sa  propre conscience de soi. En somme, devenir prêtre(sse) pour retrouver et reconnaître sa propre divinité intérieure. A ce stade, certains sont satisfaits et s’arrêtent, ayant obtenu tout ce qu’ils désiraient, mais d’autres poursuivent. Ceux-là et celles-là veulent dépasser le seul besoin égotique de reconnaissance, un besoin finalement naturel dans ce monde si individualiste et si rapace. La reconnaissance par un statut, que ce soit de prêtre(sse) ou autre, n’est pas finalement si éloignée de cette assurance affective qu’une mère procure à son enfant. Ainsi, si ce n’est probablement pas une vraie bonne raison de s’engager dans une telle voie, ce n’est pas non plus une mauvaise raison, même si aucun statut ne peut, et ne pourra jamais, agir comme substitut affectif ou comme raison d’être sociale. Du moins, si c’est là la seule et unique raison poussant à suivre ce cheminement.

Toute personne, de la naissance à la mort, connaît une évolution constante capable parfois de changer des raisons douteuses en un engagement véritable. Il y a parfois une part de destinée, poussant d’un côté ou de l’autre selon un schéma qui semble hasardeux, tandis que la finalité se révèle tout à coup claire, nécessaire, préméditée. Tout comme les enfants, bien qu’on ne se l’avoue que rarement, nous aimons continuer à «jouer à faire semblant». Jouer à la bonne épouse, jouer à la femme active
parfaite, jouer à la grande prêtresse. Ou du moins, la part de jeu et d’imitation d’un modèle idéalisé ou rêvé vient côtoyer d’autres raisons plus personnelles, formant souvent un tout relativement plus complexe que la somme de parties qui nous composent. Cela se rapporte directement à notre identité. Qui sommes nous ? Notre essence n’est probablement ni celle de la bonne épouse, ni celle de la femme active parfaite, ni celle de la grande prêtresse. Bien que les actes civils continuent de nous définir par notre naissance, puis par notre métier, nous ne «sommes», en définitive, pas cela. Nous endossons des rôles tour à tour, dans la journée, dans la vie. Certains rôles sont plus difficiles à porter que d’autres et dépendent de l’attente qu’on en a, soi-même, mais aussi vis-à-vis de celles et ceux qui nous entourent. Ainsi, la femme active moderne vit l’un des rôles les plus complexes en devant souvent assumer de manière parfaite celui de femme active, de mère et de ménagère. Telle Lynette des «Desperate Housewives», elle souhaite tout accomplir, et ce de manière parfaite, irréprochable. Oui, les «Desperate Housewives», à l’instar d’autres femmes de fiction sont nos nouvelles héroïnes modernes, nos proches, nos soeurs. Ce genre de concept télévisé a autant de succès car de nombreuses femmes peuvent s’y reconnaître, se dire en substance : «oui, je lui ressemble, je rencontre les mêmes problèmes, je vis les mêmes types de bons moments». Nous avons toujours eu besoin de modèles adaptés à notre vécu concret. Un vécu qui dénote souvent beaucoup d’efforts fournis, des réussites mais aussi des échecs, des remises en question…

Jouer la Grande Prêtresse est un rôle qu’on ne voit pas apparaître dans ces séries. Un jour peut-être le verra-t-on, qui sait, vu que tout cela nous vient des Etats Unis où les grandes prêtresses fleurissent peu à peu dans le quotidien des femmes ordinaires. Tout comme être mère, une telle distinction est hautement désirable, propre à inspirer le respect, à conférer de la dignité à sa porteuse. C’est un rôle de pouvoir qu’une femme peut endosser, à la fois temporairement durant un rituel, mais aussi porter dans son coeur pendant son quotidien, dans deux attitudes différentes. L’une, active, vise à donner une direction à un rite ; l’autre se rapporte à sa vie intérieure et spirituelle, à un art de vivre.

C’est un rôle qui demande bien du courage, tout comme celui de mère. Il demande dévotion, don de soi, ouverture, protection, équité, abnégation tout comme autorité et assurance. Et tout comme la mère, on attend tout d’elle, telle la magicienne  infaillible ordonnant à toutes les richesses de jaillir de sa corne d’abondance. La Grande prêtresse est une enseignante, tout comme la mère. Son rôle se justifie par sa capacité, son devoir à transmettre, à instruire afin qu’ensuite, ses enfants puissent voler de leurs propres ailes de manière assurée. C’est la «faiseuse», celle qui s’expose, qui s’implique, qui donne. Celle vers qui tous les regards convergent, attentifs à la moindre erreur, facilement et rapidement jugée impardonnable. Comment l’accepter de la part de quelqu’un ainsi monté au créneau, au devant de la scène, par sa propre volonté?



Les enfants soupçonnent toujours leurs parents de chercher à abuser de leur pouvoir sur eux. Ils deviennent méfiants, ils s’opposent, se détournent d’eux parfois. On ne reste jamais Grande Prêtresse bien longtemps s’il n’y a qu’une question d’ego démesuré à nourrir dans ce choix. Comme être mère, comme être professeur, c’est bien trop ingrat. Il faut autre chose, autre chose d’assez noble pour que toutes les mères, toutes les grandes prêtresses arrivent à continuer malgré tout, malgré les blessures, malgré les reproches faciles à jeter lorsqu’on est dans la position de celui qui reçoit. Dans cette position plus simple, on peut se permettre d’émettre des jugements en toute sécurité, et des jugements souvent immérités. Toutes les «éminentes» Grandes Prêtresses en parlent, que cela soit Janet Farrar, Starhawk, Z. Budapest, Shekhinah Mountainwater. Toutes, elles parlent de ces déchirures dans leurs groupes, leurs covens. Avant elles, des Dion Fortune aussi vécurent cela. Toutes témoignent de cette ingratitude de la tâche, celle de la tâche si délicate à transmettre et à «accomplir», c’est-à-dire se charger d’un rôle de pouvoir auprès d’autres personnes. Toutes, ou beaucoup en tout cas, laissèrent des réflexions sur l’éthique d’un tel rôle, même (et peut-être surtout) au sein de groupes ne se voulant pas hiérarchisés. Car on peut substituer au terme «hiérarchie» celui d’organisation, il n’en reste pas moins qu’il y aura toujours certaines personnes qui, selon leurs envies, leurs capacités, leur motivation, prendront en charge plus que d’autres. Une hiérarchie de fait apparaît, avec laquelle on se sent inconfortable. Cette intruse indésirable qu’on aurait aimé sincèrement pouvoir chasser. Et ceux qui restent de «simples» Participants commencent parfois à soupçonner d’abus ceux qui organisent, qui prennent plus part dans l’actif, tout en ne cessant de leur demander de répondre à toutes leurs attentes. Il devient même légitime de penser que si une personne cherche à se mettre au-dessus des autres d’une manière ou d’une autre, alors elle se doit bien d’être au minimum parfaite,  irréprochable vis-à-vis des attentes qu’on en a.

Tout le monde heureusement ne pense pas ainsi, mais il s’en trouve toujours et ils ou elles représentent l’épine possible dans le pied de tout groupe susceptible de nourrir les rancoeurs et de semer la zizanie. La suite, tout le monde la connaît ou la devine : rancunes, amertume, colère, éventuellement «querelle de pouvoirs», départ de certains et parfois, explosion et disparition pure et simple du groupe. C’est pour cela que dans les degrés de la Wicca Gardnérienne ou Alexandrienne, on considère souvent qu’il est bon que les plus avancés finissent par partir et fonder, à une distance suffisante, un autre coven. Pourtant, quoi de plus enrichissant et constructif que plusieurs personnes avancées travaillant ensemble en bonne intelligence ?


Par ailleurs, il est finalement bien vrai de dire qu’on «joue» ou qu’on «fait» la Grande Prêtresse, si on oublie les connotations superficielles et légères que cela supposerait. Être Grande Prêtresse ne met pas plus à l’abri des erreurs que n’importe qui d’autre. Etre Grande Prêtresse ne transforme personne en héroïne surhumaine (à part peut6être durant le rituel lorsqu’elle reçoit en elle la divinité). Être Grande Prêtresse n’immunise pas contre la colère, la souffrance, le découragement, le doute, mais au contraire tend à conduire à une remise en question perpétuelle. On tente de se faire meilleure pour celles et ceux qui comptent sur nous, afin de ne pas les décevoir. Et pourtant, on les décevra fatalement, on commettra des erreurs, on en viendra tôt ou tard à se fâcher, s’entre-déchirer : c’est la seule certitude qu’il y ait. J’ai encore dans mes archives un e-mail que Shekhinah Mountainwater m’avait envoyé pour s’excuser platement lorsqu’une querelle avait émergé dans la communauté Internet qu’elle animait. Elle s’excusait pour ses défauts, ses erreurs, pour le mal qu’elle avait pu faire car il était bien involontaire. Je n’avais vu aucun mal, pour ma part. Je ne comprenais pas qu’il y ait tant d’histoires pour si peu. Je n’avais rien à lui reprocher, je voyais bien comme elle se démenait sincèrement tout pour donner le meilleur d’elle-même. C’est tout ce que je voyais. Les erreurs, les failles sont bien naturelles et pardonnables, elles nous rendent humains, capables d’aimer, de recevoir de l’amour et de comprendre ce qu’est la compassion.

Ce qui est finalement bien regrettable est le peu de capacité que certain(e)s ont à tendre vers cette compréhension et cette compassion vis-à-vis des mères, des professeurs, des grandes prêtresses. Des enfants se détournent de leurs parents en leur reprochant mille fautes, il en va ainsi des élèves, des membres de covens. Tout parent commet des erreurs, même avec les meilleures intentions. Mais comment reprocher à quelqu’un d’avoir tenté de faire de son mieux, même si la même conception du «mieux» nous échappe parfois ? Au nom de l’intention, la compréhension et la compassion devraient prendre le pas, car un jour, les rôles seront immanquablement inversés, un jour, autrui sera immanquablement ingrat envers soi. Et je me souviens encore de Shekhinah qui me disait qu’elle avait eu l’honneur d’avoir Ruth Barrett pour élève, mais qu’à présent, elle ne lui disait même plus bonjour lorsqu’elle la croisait dans la rue. J’ai senti sa tristesse, celle de voir s’éloigner, se détourner d’elle, quelqu’un qu’elle a aidé, qu’elle a apprécié, avec qui elle a vécu beaucoup de choses, pour qui elle a consacré de son temps, de son savoir.

Tout ceci est vieux comme le monde, et pourtant c’est si souvent oublié, volontairement ou non. Shekhinah fut sûrement un peu gaffeuse à ses heures, un peu comme moi, un peu comme nous toutes et tous. Elle s’est sûrement bien souvent excusée là où d’autres auraient dû avoir la sagesse de chercher à se faire pardonner d’elle. Elle, comme tous ces autres Grandes Prêtresses, qui, par leur flamme intérieure, furent poussées à donner d’elles pour une communauté, grande ou petite. Elles qui, mues par le désir d’ajouter leur pierre à l’édifice, à rendre leur existence utile à d’autres, prirent le risque d’aller au6devant de la scène et d’essayer de construire quelque chose, pour les autres, pour elles, pour leurs idéaux, leurs croyances, leur foi inextinguible. Quelle autre force que ce désir pourrait permettre de continuer cette route malgré les écueils, malgré les mises à mal de la réputation, les accusations ? Et surtout, malgré tous ces écueils, quelle autre force permet de continuer à se relever et continuer encore, sans fin, aidée et soutenue par celles et ceux qui ont compris la difficulté de la tâche.



Le soir, la Grande Prêtresse rentre chez elle et est ravie de pouvoir retirer et poser au loin le masque avec lequel elle a bien «joué sa pièce». Alors nue et humaine, vulnérable et forte, elle se réchauffe au feu brillant de la confiance et de l’amour que les siens lui portent. A elle, une femme comme les autres.

Ref de l'Article : Les Chroniques d'Arcturius
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